Meditation – Yoga Nidrâ

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La Méditation

Mais qu’est-ce au juste ?

Pratiquer la méditation consiste à entrer en rapport avec tout ce qui survient dans l’instant présent. Nous nous ouvrons sans préconception et sans jugement à la réalité même – celle de notre corps, de nos pensées et de nos émotions, des sons etc. En ce sens, la pratique de la méditation est une sorte d’exercice pour apprendre à être, à se poser dans son humanité. Après quelques temps de pratique, l’esprit alors éveillé devient à même de rentrer à volonté dans l’état de conscience le plus profitable et le plus désirable dans n’importe quelle circonstance.

  • les effets physiologiques de la méditation

La méditation aide à purifier le mental. Elle nettoie la pensée de ce que l’on peut appeler les irritants psychiques, l’insatisfaction étant inhérente au genre humain : convoitise, haine, jalousie, qui nous maintiennent dans une servitude émotive. Elle permet d’identifier nos désirs et nos émotions, sans être sous leur contrôle, elle nous place hors du cycle constant des désirs et des aversions. La méditation conduit donc à la clarté mentale, au contrôle du stress, à la santé émotionnelle et physique et au développement de la spiritualité personnelle. La bête sauvage qu’est l’esprit, une fois apprivoisé par les techniques de méditation, stimule les mécanismes d’auto-guérison (système immunitaire plus performant, abaissement des sensations de douleurs), amène de la détente (hypertension, diminution du cholestérol, de l’obésité, meilleure récupération après un infarctus, migraine, infertilité, anxiété), une productivité accrue sur le lieu de travail, la compréhension et l’amélioration des relations, une meilleure connaissance de soi-même.

Les observations scientifiques : sur le cerveau des méditants, les scientifiques ont révélés une activité accrue du cortex pré-frontal gauche, ce qui correspond à l’apparition des émotions positives, d’ailleurs les pratiquants aguerris parlent souvent qu’ils ressentent durant leur temps de méditation un état de grande joie inconditionnelle.

Une sensation de relaxation profonde arrive après quelques temps de pratique continue. Des chercheurs en neuro-sciences ont  révéler que lors d’une séance de méditation, des zones précises du cerveau entraient en action et changeaient par la même les ondes que celui-ci produit. Elles adoptent la fréquence alpha, caractéristique des états intermédiaires entre la veille et le sommeil ; l’activité cérébrale devient plus propice à la créativité et à l’imaginaire. Mais d’autres ondes peuvent également être stimulées chez des méditants aguerris.

Il a été aussi remarqué sur les méditants bouddhistes des transformations durables de certaines zones du cerveau qui tendent à s’épaissir, en particulier le cortex antérieur droit qui gère les sensations internes du corps, et le cortex préfrontal droit qui permet d’intégrer nos émotions et nos pensées au quotidien.

  • les effets psychologiques de la méditation

De nombreux professionnels de la santé conseille aujourd’hui la pratique de la méditation à leur patient afin de les aider à surmonter un événement de la vie (licenciement, divorce etc.), à baisser leur niveau de stress, à retrouver le sommeil. On sait que la pratique régulière de la méditation réduit les tensions, les peurs, les angoisses. Au fur et à mesure de la pratique, les choses prennent leur juste place dans le grand maelström de la vie, et l’existence devient paisible au lieu d’être une lutte. Peu à peu, nos propres motivations et mécanismes subconscients deviennent clairs pour nous, l’intuition s’aiguise, la précision des pensées grandit. On a noté également une amélioration de l’humeur des pratiquants (moins d’accès de colère), une capacité à réinterpréter les événements stressants.

La magie du temps présent : lorsque l’on est en état de méditation, on est profondément ancré dans le temps présent. Ni le passé, ni le futur n’existe. Rien ne demeure semblable pendant deux moments consécutifs, tout est en constante transformation. Ainsi prend-on clairement conscience de l’impermanence des choses. Tout naît, vieilli et meure. Tout apparaît et disparaît, s’intensifie et puis décroit, tout est mouvement. Et le passé n’existe plus, et le futur n’existe pas encore. Seul le présent est tangible. C’est le lieu de tous les possibles.

 ma ananda Moyi

Ma Ananda Mayi

« la mère de toute béatitude » selon Arnaud Desjardins

Ce que la méditation n’est pas :

  • Une simple technique de relaxation : la relaxation est un élément clé de la méditation, mais elle n’en est pas le but ultime. Il est certain que pratiqué intensément, d’une manière suffisamment complète, une relaxation profonde et bienheureuse apparaît spontanément chez le méditant. Mais certaines formes de méditation recherchent un autre objectif : la conscience sans égo.
  • La méditation n’est pas une transe, ni une forme d’hypnose. Pendant une méditation, on reste toujours observateur de ce qui se passe en nous.
  • Méditer, c’est n’est pas fuir la réalité :  c’est exactement le contraire !  La méditation est un accroissement de la conscience qui permet d’expérimenter complètement la vie qui coule en nous, avec tout son flot de pensées positives et négatives, et d’en devenir l’observateur bienveillant. Elle permet de déchirer les illusions et les mensonges qui nous habitent. Ce qui est là est là,  on est ce que l’on est. La méditation n’a pas pour objectif de tenter de nous faire oublier nos ennuis, nos tracas, nos souffrances, mais de les accepter pleinement au lieu d’être en guerre permanente contre ce qui est, et seulement alors les choses peuvent changer et évoluer.
  • La méditation n’est pas un acte égoïste : puisqu’elle nous permet de nous purger de nos émotions, la méditation débarrasse de la convoitise, des tensions, de l’insensibilité, les éléments même qui bloquent les bonnes relations avec les autres. Bien au contraire de l’égoïsme, un sentiment de compassion intense émerge des pratiques méditatives, car comme je vois et je comprends la douleur qui est en moi, je comprends du coup mieux la douleur qui est chez l’autre. Se purifier de l’égoïsme n’est pas un acte égoïste.

 

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Yoga Nidrâ

Le Yoga Nidrâ remonte à plusieurs milliers d’années, il trouve ses origines dans le Shivaisme du Cachemire et le Vedanta. Il s’agit d’une technique spécifique de yoga qui conduit à un état général de relaxation.

Le Yoga Nidrâ fut développé par Swami Sahyananda. Cette technique agit sur tout le corps et amène le pratiquant à un état de relaxation à la fois physique, mental, émotionnel et spirituel.

. Différents supports : le sankalpa et le mantra

La professeure de yoga demande  au pratiquant de prononcer son « sankalpa », une phrase affirmative courte qui détermine une intention, représente une sorte d’idéal que l’on souhaite atteindre :

  • ce sankalpa est prononcé avant la visualisation d’une scène apaisante choisie par le méditant
  • il pourra refermer la séance avant de sortir de la phase de relaxation en reprenant conscience de son corps

Un « mantra » (formule verbale condensée, formée d’une seule syllabe ou d’une série de syllabes, répétée sans cesse avec un certain rythme) peut aussi être un support pour le Yoga Nidrâ.

La professeure aide le pratiquant à utiliser la visualisation et la respiration pour éliminer les émotions négatives ou les traumatismes anciens. Installé dans une position confortable, le méditant commence la séance en déplaçant son attention dans plusieurs endroits du corps. C’est ce qu’on appelle la rotation de conscience. Cette première étape génère dès la première séance une détente profonde et permet de revenir aux sensations corporelles.

. Yoga Nidrâ : des bienfaits sur la santé

Comme d’autres techniques yogiques, le Yoga Nidra a des effets bénéfiques sur notre santé, notamment :

  • une meilleure gestion du stress
  • l’amélioration de la qualité de sommeil
  • une pacification du mental 
  • une meilleure gestion des émotions

 

Méditation : 

Séance collective : 8 €

Carte 10 séances valable 1 an : 70 €

Cours particulier : 20 €

Yoga Nidrâ : 

13 € par séance ou 30 € les 3 séances

Cours particulier : 30 

 Réduction étudiant, chômeur, RSA : -20%21 (2)